
postée le 29 septembre 2006
De nombreux articles traitent en ce moment de la lente diminution du nombre d'abeilles en Europe. La moitié des colonies françaises d'abeilles n'auraient pas passé l'hiver 2005/2006, avec des hécatombes particulièrement marquées dans le Sud de la France. D'autres études montrent que le déclin des abeilles se produit également en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas. 80% des lieux enquêtés outre-Manche auraient vu la pollinisation par les abeilles diminuer…
Si cela peut se révéler problématique pour la récolte de miel, la disparition des abeilles a aussi un impact sur la flore. En effet, 80% des plantes ne peuvent se reproduire sans les abeilles, qui ont un rôle essentiel dans le transport des pollens pour féconder les fleurs et donner ainsi naissance à des fruits.
Sur les causes de la raréfaction des abeilles, nombre de scientifiques ne peuvent donner de réponse claire. Ils privilégient un ensemble de facteurs comme la modification de l'habitat, le réchauffement climatique, la présence de pesticides.
On sait par exemple que le Conseil d'Etat a interdit la vente de pesticide « Gaucho » par un arrêté du 9 octobre 2002. En effet, ce type d'insecticide n'est pas pulvérisé sur les plantes mais utilisé comme enrobage des semences. Ses principes actifs se libèrent ainsi dans la plante et dans le pollen des plantes. Ceci vaut particulièrement pour le maïs, plante mellifère appréciée des abeilles. Le Conseil d'Etat qui s'est basé sur des études de l'INRA et du CNRS précise bien que les abeilles sont affectées par le composant chimique du Gaucho. D'autres insecticides comme le Régent sont également sur la sellette.
De plus, des apiculteurs bio nous ont également confié que les ravages étaient aussi liés, dans les exploitations apicoles non bio, à une exploitation intensive des ruches qui ne laisse pas suffisamment de nourriture aux abeilles pour passer l'hiver. Un autre élément perturbateur viendrait du fauchage de plus en plus systématique des jachères qui décime les populations de fleurs sauvages.
Pour remédier à cette hécatombe prévisible, nous pouvons tous agir :
Quelques petits gestes au quotidien qui, s'ils sont réalisés par de plus en plus de personnes, pourront aider nos amies les abeilles…