
postée le 30 octobre 2006
L'hiver arrivant, les vitrines des magasins de mode regorgent de toutes sortes d'articles en fourrure. Qu'il s'agisse d'un manteau, d'un dessus de lit ou de tout autre étole, le commerce de la fourrure est à l'origine de conditions d'élevage et de mort suffisamment indignes pour nous faire passer l'envie d'en acheter.
Il existe des fermes à fourrure dans lesquelles sont entassés visons, renards, chinchillas et ces animaux se voient élever et donner la mort dans des conditions indignes. Les animaux sont parqués dans des cages très petites avec les pattes reposant sur des grillages très fins, blessant ainsi leurs coussinets. Les cages sont en outre ouvertes à toutes les intempéries, les faisant souffrir aussi bien du froid que des chaleurs extrêmes. On les nourrit généralement avec les carcasses des animaux précédemment tués. Ensuite ils sont achevés par électrocution, empoisonnement ou asphyxie avec des moyens peu adaptés pour abréger rapidement leur souffrance. Il arrive donc parfois que certains animaux se réveillent pendant qu'on leur arrache la peau.
En outre certains animaux continuent d'être chassés pour leur fourrure et de finir dans des pièges gravement mutilants. La plupart d'entre eux s'automutilent et finissent par mourir d'hémorragie. Sinon ils peuvent aussi finir dévorés par un autre animal sauvage si le trappeur tarde à venir et à abréger leurs souffrances. De nouveaux modes de piégeage "plus humains" sont actuellement en cours de test.... sur des animaux ! On en arrive au paradoxe de tuer des animaux pour en tuer "humainement" d'autres.
Comme si cela ne suffisait pas, le grand public vient d'être informé du scandale des fourrures de chiens ou de chats en provenance d'Asie. C'est essentiellement en Chine que des millions de chats et de chiens sont élevés et tués dans des conditions indignes pour finir en descentes de lit, en cols, en manteaux et même en petits jouets. En plus de conditions d'élevage ignobles dans des hangars froids, d'être transportés dans des sacs, ils finissent souvent leur vie en étant dépecés vivants. Les étiquettes des fourrures sont généralement trafiquées pour en cacher l'origine et les teintures sont employées afin de ne pouvoir distinguer une fourrure de chat ou de chien d'une autre fourrure; ce qui explique que les consommateurs pensent souvent acheter de la fausse fourrure surtout quand il s'agit d'un rebord de capuche.
Nous sommes désolés si ces détails peuvent choquer certaines âmes sensibles mais il nous semblait important d'éveiller l'attention de certaines personnes sur ce phénomène sous-estimé. A votre niveau il y a différentes actions que vous pouvez mener. La première est de ne pas acheter du tout de fourrure, qu'elle vous paraisse vraie ou fausse. En outre si vous pensez reconnaître un vêtement en peau de chat ou de chien n'hésitez pas à en avertir l'association One Voice dont vous trouverez le site ci-dessous. N'oubliez pas que le commerce de la fourrure ne touche pas uniquement les vêtements mais aussi des petits objets ou jouets et même ceux de votre chien ou chat. Evitez les os et bâtonnets "à mâcher" pour animaux familiers, originaires de Chine ou de Thaïlande: ils peuvent contenir des peaux d'autres animaux, surtout des chiens puisqu'on en tue environ 30 000 par mois dans le nord-est de la Thaïlande – souvent des chiots. Faites aussi attention que dans un animal, on peut tout vendre, et donc des peaux de chiens et de chats peuvent aussi se retrouver dans les produits suivants : tambours et instruments de musique, sacs à main et petits articles de cuir (y compris de sport), gants de golf et de jardin, produits "médicinaux" et orthopédiques, peausserie de voiture. Bref il faut faire preuve de la plus grande vigilance en la matière si cet article a réussi à vous convaincre de l'utilité d'enrayer cette cruauté.
Nous avons souhaité aborder ce sujet car pour nous la bio traite non seulement d'agriculture biologique mais également de respect de la vie dans sa globalité. La souffrance qu'un être humain est capable d'engendrer à un animal témoigne de la violence potentielle qu'il peut avoir envers les autres humains et la nature. Et à propos de vie et de respect des animaux veuillez noter que les cosmétiques bios interdisent toute expérimentation animale et que les élevages bios respectent des conditions d'élevage et d'abattage plus "humaines" que leurs équivalents conventionnels.