champ de lavande

La newsletter bio-tendances

postée le 12 avril 2007

Le lait, un aliment qui ne nous veut que du bien ?

Partout dans la publicité, le lait est aujourd’hui vanté pour ses bienfaits : croissance pour les enfants, renforcement du capital osseux pour les personnes âgées, apports en protéines et vitamines. Dans la pyramide alimentaire, le lait est en bonne place, et face à la baisse de la consommation de viande, on peut être tenté de remplacer un apport moindre en protéines par davantage de lait. Est-ce si bon pour la santé ?

Le lait est parfois incriminé de nombreux maux : il provoquerait le cancer, n’aiderait pas à lutter contre l’ostéoporose, encrasserait l’organisme et favoriserait les allergies respiratoires… Par exemple, certaines études montrent que les pays qui ne consomment pas de lait sont ceux où l’ostéoporose serait la plus faible, tandis qu’elle est plus élevée dans les pays où l’on consomme beaucoup de lait. Ainsi, les fractures du col du fémur surviendraient dans 440 cas sur 10000 en France au-delà de 50 ans contre 859 en Suède (selon l’OMS en 1999) !

Les critiques les plus courantes sur le lait

Le lait contient des hormones de croissance en grosse quantité : en effet, les veaux de lait ont une croissance très rapide, d’environ 1,4 kg/jour. Ce sont les apports en hormones de croissance naturelle contenues dans le lait de vache, ainsi que les apports en acide folique (une des vitamines B) qui permettent cette croissance. Or si cela a des effets bénéfiques lorsque le veau est en croissance, celui-ci est sevré quand il arrive à l’âge adulte pour stopper cette forte croissance. De même pour l’enfant humain, qui arrête de boire le lait de sa mère passé un certain âge. Tout porte à croire que ces messages hormonaux spécifiques aux bovins peuvent être transmis aux être humains, entraînant une accélération du renouvellement cellulaire. Or une croissance cellulaire trop rapide peut aussi mener à la croissance d’un cancer. De plus, on soupçonne le lait de vache d’aujourd’hui de contenir davantage d’hormones de croissance du fait de la sélection génétique en faveur de race laitière à fort rendement.

Enfin, dans le lait conventionnel (non bio), à côté de notre fameux calcium, on retrouve aussi des pesticides (ceux du fourrage et des tourteaux de soja (OGM ?) ayant servi à l’alimentation), des hormones de croissance de synthèse (si le lait vient des Etats-Unis, notamment, où ces substances sont légales), des antibiotiques (les élevages industriels sont davantage soumis au risques de maladies).

Varier ses sources de calcium

Cela n’implique pas nécessairement de bannir le lait, mais de réfléchir à la quantité de lait que l’on ingère par jour. Celui-ci se glisse partout : yaourts, glaces, fromages bien entendu mais aussi chocolat au lait, biscuits au beurre, pâtisseries, sauces à la crème. Est-ce bien raisonnable ? Grâce à l’alimentation biologique, on peut aujourd’hui améliorer la qualité du lait (absence de résidus de pesticides, d’hormones et d’antibiotiques). On peut aussi choisir de varier les types de lait, de vache, de brebis et de chèvre dans les fromages et aussi dans les yaourts.

On peut enfin éviter le lait, pourquoi pas une journée par semaine, en consommant des yaourts de soja ce jour-là et en traquant tous les aliments qui contiennent un élément lacté (beurre, crème fraîche, lait dans les ingrédients). Enfin, retenons que le lait n’est pas la seule source de calcium disponible : dame nature a bien fait les choses, on en trouve aussi dans l’eau de table, les légumes verts (type choux) et les céréales complètes. On peut aussi remplacer le lait par des laits végétaux (voir recette).

Plus d'infos

Un article « Supervache » sur lanutrition.fr

Des conseils sur les aliments non acidifiants sur le site du docteur Kousmine

Une recette sans lait de vache : Les crêpes

Le lait de vache peut facilement être remplacé par du lait de soja, de riz ou d’avoine dans la plupart des préparations (type cakes, crêpes, clafoutis). Nous conseillons personnellement le lait de riz, celui qui a le moins de goût et perturbera donc le moins les convives peu habitués. Le lait de riz remplace le lait de vache sans problème et dans les mêmes proportions.

Pour 12 crêpes :

250g de farine
3 œufs
1/2l de lait de riz
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
Une pincée de sel
Sucre vanillé (en option)

Procéder comme pour des crêpes traditionnelles en mélangeant tous les ingrédients dans un mixeur.