
postée le 14 décembre 2007
Nous, les écolos de la première heure, passions au mieux pour des doux rêveurs, au pire des dangereux décroissants, voir accusés du nouveau totalitarisme vert. Et pourtant, ce qui s'est passé depuis quelques mois montre que l'ensemble de la population a compris qu'il se passait quelque chose d'anormal dans la façon dont notre planète évolue. Ouf, il était temps...
Bien entendu, le Grenelle de l'Environnement a favorisé un débat qui n'avait jamais existé dans notre pays. Les médias ont enfin traité de l'écologie, et pas seulement dans leurs dernières pages ou après minuit à la télévision. Le terrain politique s'est ouvert au sujet, les ONG environnementales se sont vues reconnaître un rôle indéniable et les partenaires sociaux sont conscients des enjeux du développement durable.
Le Grenelle a notamment permis de faire prendre quelques virages importants : arrêt de la construction de nouvelles infrastructures autoroutières, développement du transport ferroviaire interurbain, du fret et des trams en ville, adoption de normes strictes pour le logement et rénovation de l'ancien pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. On note aussi que l'ensemble des actions publiques seront enfin soumises à une évaluation de leur impact environnemental. Côté agriculture, l'agriculture biologique se voit enfin dotée d'un plan de développement (passer de 2 à 6% de la surface agricole utilisée, 20% de nourriture bio dans les cantines).
Pour autant, le Grenelle aura montré aussi combien certains sont encore réticents à parler développement durable et à changer leurs habitudes. Au premier rang, on trouve les agriculteurs : ceux-ci ont refusé un plan réel de réduction des pesticides comme d'autres pays ont pu en concevoir (Danemark). Et si la bio est soutenue par le gouvernement (enfin), les agriculteurs rechignent à s'y engager et souhaitent au contraire développer les OGM !
Côté réchauffement climatique, les mesures vont dans le bon sens avec la priorité aux transports en commun et la réhabilitation des logements afin de réduire leur consommation énergétique (et donc les gaz à effet de serre). Mais les crédits qui seront nécessaires sont colossaux, et on a du mal à croire qu'ils seront là alors que l'Etat doit réduire sa dette. D'autant que les experts chiffrent à entre 600 et 900 milliards d'euros la seule réhabilitation du parc de logement pour le mettre aux normes HQE et de basse consommation énergétique. Et côté véhicules, on peut déjà voir que la mesure phare du Grenelle, l'écopastille sur les véhicules, a été diminuée en la concentrant sur l'achat de véhicules neufs alors que les groupes de travail demandaient une écopastille annuelle sous forme de vignette…
Pourtant, il y a urgence, comme le rappelait Al Gore, Prix Nobel de la Paix et divulgateur d'informations sur le réchauffement climatique (surtout aux USA), les scientifiques sont aujourd'hui alarmés car le réchauffement aux pôles semble s'accélérer. Il irait dix fois plus vite que prévu. Ces derniers estiment que la banquise du Pôle Nord pourrait avoir disparu dans 22 ans à la vitesse actuelle !
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A l'aube de Noël, nous conseillons à nos lecteurs d'être économes dans le choix des cadeaux, économes en ressources naturelles : l'assemblage d'un seul téléphone portable de quelques grammes génère 70 kilos de déchets à lui seul ; ou en énergie : pensons aux appareils rechargeables, sans piles jetables, voire à énergie solaire. Dans le domaine des parfums et cosmétiques, donnons la priorité aux produits naturels, même s'ils sont moins bien emballés et « marketés ». Dans le choix des repas de fêtes, privilégions les produits de nos régions au lieu de craquer pour des fraises venues de l'autre bout du monde. A ce sujet, nous souhaitons souligner qu'on peut réellement associer gourmandise, plaisir et diététique comme le prouvent les recettes de Noël de Valérie Cupillard disponibles sur anticancer.fr, le site de David Servan-Schreber auteur d'un livre au même titre. |