
postée le 20 avril 2008
Aujourd'hui, plus aucune box ADSL ne fonctionne sans relais WiFi pour connecter l'ordinateur, la télévision ou le téléphone sans fil. Quasi tout le monde a un téléphone portable, gardé allumé près de son corps, dans la poche de chemise ou de pantalon. Quant aux ondes électromagnétiques, elles nous entourent dans un « électro-smog » fait de fils électriques, téléphoniques, ondes FM, TNT et GSM… Et toute la planète est concernée, puisque seuls les pôles, les hautes montagnes et les forêts tropicales ne sont pas (encore ?) couvertes de relais GSM.
On sait encore peu de choses de ces ondes électromagnétiques (OEMA) qui parcourent la surface de la planète et ses habitants, qu'ils soient animaux, végétaux ou humains. Et c'est là qu'est le problème. En effet, les OEMA traversent tous les corps et perturbent ainsi le champ électromagnétique propre au corps humain. Si un four à micro-ondes émet jusqu'à 800 watts d'onde dans la zone de confinement, le GSM n'en émet que 2. Mais ces ondes sont émises à proximité immédiate du cerveau, et elles peuvent chauffer les neurones. Les études montrent un amoindrissement de la barrière hématique isolant les neurones du sang. Mais la plupart des études ne donnent pas de résultats probants : le GSM généralisé n'a que dix ans, tandis que le WiFi est arrivé dans les maisons il y a à peine trois ans avec les box ADSL.
Pourtant, des études existent. L'Agence européenne de l'environnement (AEE) indique qu'un rapport vient d'être remis par le Groupe d'experts internationaux de Bioinitiative. Deux types d'OEMA existent : les ondes émises pas les lignes électriques (champs électromagnétiques à basse fréquence) et les ondes émises par les téléphones portables (GSM) et le Wi-Fi entre autres (radiations radiofréquences). Le Groupe d'experts de Bioinitiative regrette que les seuils d'expositions maximales aux OEMA soient aujourd'hui trop élevés dans les législations nationales et internationales. Pour ces experts, ce n'est pas la chaleur dégagée par les ondes qui pose problème, mais la perturbation dans l'information apportée aux cellules qu'elle provoque. Cette mauvaise information peut alors provoquer des troubles tels que maux de têtes, perte de sommeil, voire des tumeurs…
Ainsi, l'Organisation mondiale de la santé a classé les champs électromagnétiques à basse fréquence (comme les lignes électriques) comme cancérigène du groupe 2 à la suite de nombreuses études sur les leucémies infantiles. Les risques de tumeurs cérébrales ou de problèmes auditifs sont accrus de 20% après 10 ans de téléphone portable et de 200% si le téléphone est toujours porté à la même oreille !
De plus en plus d'études viennent chaque jour contredire les opérateurs qui ont jusque là nié les risques des OEMA malgré les avertissements de la communauté scientifique. Que faire face à cette menace sur la santé ? Jeter sa box ADSL ou son GSM est aujourd'hui impensable mais quelques réactions de bon sens peuvent nous aider :
le site de l'Agence européenne de l'environnement
Le rapport de Bioinitiative (PDF en anglais)
Le site de l'OMS consacré aux OEMA
La liste des GSM peu émetteurs d'OEMA
Un article dans le Nouvel Obs